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PE | Valther accompagne le Groupe LE TRAIN pour une opération de Capital Développement.


Valther a accompagné le Groupe Le Train, premier opérateur ferroviaire privé français sur la grande vitesse, dans le cadre d'une opération de capital développement de la société.


Trois ans après sa création, Le Train est sur de bons rails, et bouclera son financement global dans les mois à venir. La société ferroviaire, fondée en 2020 par Tony Bonifaci et Alain Getraud, entend mailler le Grand Ouest de trains à grande vitesse, sans passer par Paris. 11 dessertes sont pour le moment prévues : Bordeaux, Arcachon, Angoulême, La Rochelle, Niort, Poitiers, Tours, Angers, Nantes et Rennes. La onzième, Pessac-Alouette, permettra de desservir l’aéroport de Bordeaux-Mérignac grâce à une navette dédiée qui assurera la liaison en 13 minutes.

« Le Grand Ouest est un territoire très intéressant pour lancer un service à grande vitesse, car toute la façade atlantique croît fortement, et est très attractive en matière de tourisme », explique à Placéco Catherine Pihan-Le Bars, directrice générale adjointe opérations de l’entreprise. Volontairement déconnecté de la capitale et de son réseau ferroviaire en étoile, Le Train promet des trajets Bordeaux-Nantes en moins de 3 heures, et des trajets Bordeaux-Rennes en 3 h 30.

À terme, la compagnie proposera près de 50 liaisons par jour, jusqu’à cinq allers-retours entre la préfecture de Gironde et Rennes ou Nantes. Objectif : transporter 3 millions de voyageurs par an, et ce, dès les premières années. « Je pense qu’on n’a pas encore, en France, toute la notion de la profondeur du marché interrégional, reprend Catherine Pihan-Le Bars. C’est un marché très prometteur, même si on l’aborde de façon conservatrice pour se protéger financièrement. »

L’entreprise s’est initialement lancée via un fonds d'amorçage avant de faire entrer deux groupes bancaires français, Crédit Mutuel Arkéa et Crédit Agricole via sa caisse Charente-Périgord, à son capital. De quoi donner de l’air au Train, qui, près d’un an plus tard, a de nouveau besoin de liquidités. Et vient de lancer une campagne de financement participatif sur la plateforme Tudigo, basée à Bordeaux. Objectif : ouvrir son capital à de petits acteurs, et collecter 3 millions d’euros. Les pré-inscriptions sont ouvertes jusqu’au 3 avril, avant un lancement des souscriptions réservées aux porteurs préinscrits. Dès le 12 avril, la campagne sera ouverte au public.


Ensuite, place aux grands investisseurs et aux fonds, pour décrocher de plus gros tickets. Le Train espère finaliser sa série B au début du second semestre 2023, « pour boucler notre financement global », se réjouit la directrice générale adjointe. Car lancer une compagnie ferroviaire coûte cher. Cette partie, en cours de financement, est réalisée auprès de l’espagnol Talgo, qui va fournir 8 à 10 rames neuves, avec des possibilités d’extensions par la suite. L’accord, annoncé en janvier dernier, prévoit l’acquisition de ce matériel roulant mais aussi sa maintenance sur 30 ans. « C’est intéressant pour le Grand Ouest en termes de créations d’emplois qualifiés et industriels, reprend notre interlocutrice. Rien que pour la maintenance des rames, environ 80 emplois directs seront créés, 95 si l’on compte la gestion en maintenance du site. » Le partenariat porte également sur le lancement d’une activité R&D en France, conjointement avec Talgo, pour anticiper les besoins des voyageurs sur le marché français, et y répondre avec du matériel adapté.


Si le processus de construction d’une flotte à grande vitesse prend à minima deux ans, Le Train espère démarrer son activité avant la livraison de Talgo, prévue pour fin 2025. En acquérant des rames d’occasion, dont les négociations sont en cours. Le lancement des voyages est ainsi prévu pour fin 2024, soit deux ans après la date initialement annoncée. « On a été amené à revoir nos ambitions car les délais de fournitures sont extrêmement longs. Et au-delà des aspects techniques, on a forcément une structure très capitalistique pour un opérateur qui démarre de zéro, sur un marché à peine ouvert à la concurrence. Les étapes sont longues », rappelle la directrice générale adjointe. Une vingtaine de personnes travaillent aujourd’hui dans l’entreprise, qui prévoit à terme la création de 137 équivalents temps plein.

 

Intervenants :


Cible : GROUPE LE TRAIN


Investisseurs : CREDIT MUTUEL ARKEA - CAISSE REGIONALE DE CREDIT MUTUEL CHARENTE PERIGORD - CHARENTE PERIGORD EXPANSION - NOUVELLE AQUITAINE CO-INVESTISSEMENT (MCAPITAL) - AQUITI GESTION - TUDIGO


Avocat Investisseurs : GIDE (Axelle Toulemonde, Chloé Bouhours & Benjamin Dufour-Jules)


Avocat Cible : VALTHER (Marie Kanellopoulos & Elisabeth De Rinaldis)



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